Histoire de la chapelle de la Retraite

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Les origines

Il faut savoir que la chapelle n’a été construite qu’à partir de 1864. A cette époque, le collège Jeanne d’Arc existait déjà.

Pour retrouver les origines du collège, il faut remonter à 1830 où la famille Alliot-Jarry a l’idée d’ouvrir rue des Vieux Greniers (à 600 mètres d’ici)., une institution pour jeunes filles. Ce pensionnat connaît un certain succès auprès des familles choletaises.

8 ans plus tard, la congrégation de la Retraite d’Angers commence à chercher à s’implanter à Cholet pour y ouvrir un pensionnat. Jusqu’en 1841, le conseil municipal de la ville leur barre la route car ce dernier craint une guerre civile.

La congrégation de la retraite

C’est en 1674 à Vannes, en Bretagne que la congrégation de la Retraite fut créée. Les fondatrices sont Catherine de Francheville et Claude Thérèse de Kerméno. La retraite avait pour but de proposer des expériences spirituelles aux femmes qui souhaitant se retirer du monde quelques jours.
Dispersé à la Révolution, c’est au XIX siècle que la congrégation se reconstitue. Cette fois-ci, elle seconsacre à la prière et l’enseignement des jeunes filles. C’est en 1852 qu’une maison de la Retraite du Sacré-Cœur s’installe à Cholet.
Aujourd’hui le groupe existe toujours et présent dans plusieurs pays du monde.

Pensionnat de la retraite

Le Pensionnat fut construit par Mère Sainte Bertille sur la colline de Rambourg. Elle n’hésita pas à engager ses propres fonds pour acheter le terrain. C’est dans un souci de place que le projet est lancé. En effet, l’école qui se situait dans le centre n’était plus adapté pour le nombre d’enfants car trop petit.

C’est en 1858 que les constructions commencent et elles se termineront deux ans après. Le bâtiment est composé de schiste, de granit et composé d’une toiture en ardoise. Il sera considéré comme le plus beau bâtiment de la ville à son époque. Il est composé d’une partie centrale et de deux ailes et tous avec une hauteur de 3 étages. Le dernier étage servira d’oratoire en attendant la construction d’une chapelle.

Durant les périodes des deux grandes Guerres, le pensionnant sera utilisé comme hôpital et local pour les militaires.

Séparation de l'Eglise et de l'Etat

En 1909, la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat interdit aux sœurs d’enseigner avec leurs habits religieux. Elles s’adaptent est garde le passionnant mais ne peuvent enseigner. Elles devront enseigner dans un bâtiment au 20 rue du Devau et devront reprendre leurs noms de jeune fille et s’habiller en civil pour enseigner. De plus, les professeurs feront leur apparition dans l’école. 

Cela n’entache en rien la réputation, au contraire. Le nombre de jeunes filles pensionnaire de la retraite augmente. Les élèves devaient descendre et monter la rue pour aller en cour et manger le midi au pensionnant et était encadrer par les religieuses qui se faisaient remarquer par les riverains à cause de leurs cornettes caractéristique. 

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La Chapelle

La construction de la chapelle a débuté en 1864 jusqu’en 1875. Elle appartient au style néogothique comme beaucoup d’églises des Mauges. Elle mesure approximativement 35 mètres de longueur pour 24 mètres de largeur et 20 mètres de hauteur au faîtage. La nef soutenue par 12 arcs-boutants est composée de 6 travées. Elle comporte 2 bas-côtés. Le chœur, orienté plein sud, était mis en valeur par de belles verrières aux vitraux colorés. La façade comporte une rosace, trois entrées et est mise en valeur par deux pilastres surmontant les arcs boutants latéraux.
 
Outre la chapelle, le bien comporte une sacristie attenante à la chapelle, un atelier (ou appentis), et un terrain de 170 m². Fin 2016, la chapelle a été vendu car l’entretien de bâtiments historiques coûte cher et la Ville n’a plus les moyens d’assurer de telles dépenses. En France, de nombreux édifices religieux connaissent le même sort. L’idée étant de renflouer les caisses, et, sûrement aussi, d’éviter une lente dégradation des bâtiments. L’acquéreur a démoli l’atelier et changé le presbytère en logement. La chapelle ne l’intéressant pas, il chercha à la vendre. Jérôme Colin avec son entreprise « Maisons du Choletais » se porta acquéreur du bien avec comme projet de la transformer en hôtel en essayant de garder le vécu historique du lieu. Des travaux de rénovation ont commencé début 2018.